Historique![]()
L’histoire de l’école d’économie de Toulouse trouve son origine au début des années 80, sous l’impulsion de Jean-Jacques Laffont, qui a peu à peu réuni à Toulouse des économistes mus par une même ambition d’excellence scientifique. |
Excellence académique![]()
Les chercheurs de TSE sont particulièrement prolifiques dans les domaines de l’économie industrielle et de la réglementation, de la théorie microéconomique, de l’économie publique, de l’économétrie théorique et appliquée, de la finance et des assurances, de la macroéconomie ainsi que de l’économie de l’environnement et du développement. Leurs travaux de recherche d’abord publiés dans le cadre des « TSE Working papers series » sont publiés dans les revues scientifiques à comité de lecture de tout premier ordre. TSE est fier de compter en son sein de nombreux membres de la société d’économétrie et de l’association économique européenne. Les chercheurs de TSE ont également reçu plusieurs prix nationaux et internationaux dont récemment : Médailles du CNRS : Karine Van der Straeten (2009), et Thomas Mariotti (2008). Médaille d’or attribuée à Jean Tirole en 2007 (plus haute distinction scientifique en France accordée à un économiste pour la deuxième fois depuis sa création en 1954). Plus récemment, en 2011 : -Augustin LANDIER, chercheur TSE-CRM, a été récompensé à la fois par le Prix Larry Lang 2011 de la « European Financial Management Association » (EFMA) et le Prix Europlace de Finance . Il a aussi reçu le Prix du meilleur article de recherche d'actualité ("Financial Risk Management : When does Independence Fail") écrit avec David Sraer et David Thesmar décerné par l'Institut Louis Bachelier et l'Institut Europlace de Finance et le prix Turgot pour son livre "La Société Translucide" écrit avec David Thesmar (HEC). -Bruno BIAIS et Thierry MAGNAC ont reçu des subventions du Conseil européen de la Recherche (ERC), en reconnaissance de l’excellence et de la créativité de leurs projets de recherche. -Bruno BIAIS a été nommé coéditeur de la revue Journal of Finance, considérée comme l’une des trois revues les plus prestigieuses au monde en finance. -Claude CRAMPES, Bruno JULLIEN et Carole HARITCHABALET ont reçu le prix du Journal of Industrial Economics (JIE) 2009 pour leur article « Advertising, Competition and Entry in Media Industries ». -Christian GOLLIER, directeur de TSE, a obtenu le prix Erik Kempe en 2011. Ce prix est distribué tous les deux ans par la « European Association of Environmental and Resource Economists » (EAERE) pour récompenser le meilleur papier publié en économie de l’environnement. -James HAMMITT, chercheur TSE et membre du groupe de recherche LERNA, a été nommé "fellow" de la Society for Risk Analysis (SRA). |
TSE selon d'éminents économistes
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Karine Van Der Straeten lauréate de la Médaille de bronze du CNRS
Quels sont vos thèmes de recherche principaux ?
Mes principaux thèmes de recherche sont l’économie publique et l’économie politique. En particulier, j’utilise les outils standards de l’analyse économique (théorie des jeux, expérimentation, …) pour étudier les institutions politiques et analyser quelques-unes des caractéristiques de la démocratie représentative. Comment la concurrence électorale entre les partis façonne-t-elle la nature des programmes qu’ils sont amenés à défendre devant les électeurs ? Lors d’une campagne électorale, les candidats sont-ils incités à transmettre aux électeurs toute l’information pertinente sur leurs programmes électoraux ou sur l’état de l’économie? Voici le type de questions que je me pose depuis quelques années dans le cadre de ma recherche.
Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
En ce moment, je m’intéresse en particulier à des expériences sur les modes de scrutin. Si les élections sont la pierre angulaire des démocraties représentatives, les études comparatives en sciences politiques nous enseignent que le détail des institutions – représentation proportionnelle ou majoritaire, élections à un ou deux tours ? – est extrêmement important. J’ai mené des expériences, à la fois à grande échelle et en laboratoire, pour étudier l’impact du mode de scrutin sur le nombre de candidats, sur les chances qu’une politique consensuelle ou extrême soit adoptée, sur les incitations des électeurs à avoir recours au vote utile…
Ces études sur les institutions politiques peuvent aider à mieux comprendre les résultats des récents scrutins électoraux. Beaucoup déplorent les faibles taux de participation qui ont été observés dans de nombreux pays lors de dernières élections pour le Parlement Européen. Réformer le système électoral du Parlement Européen ne résoudrait certainement pas tous les problèmes. Mais cela pourrait aider à accroître le pouvoir électoral des citoyens et éveiller leur intérêt pour ces élections. En particulier, mettre en place en France des listes ouvertes (votes préférentiels ou alternatifs comme c’est le cas dans une majorité de pays européens, plutôt qu’un système de listes électorales bloquées comme c’est le cas en France) permettrait aux électeurs de choisir vraiment les candidats qu’ils souhaitent voir les représenter au Parlement, au lieu de donner énormément de pouvoir aux partis politiques au niveau national. Les candidats pourraient alors
être davantage incités à faire campagne directement auprès des citoyens, ce qui pourrait augmenter l’intérêt porté par ces derniers à ces consultations.
Toujours sur ces questions, je fais actuellement partie d’un projet international financé par le Conseil de la Recherche canadien, qui rassemble des politologues, des économistes et des psychologues du Canada, d’Europe et des Etats-Unis Ce projet, intitulé « Making Electoral Democracy Work », consiste à comparer les institutions électorales à travers les pays en utilisant des modèles théoriques, des expériences et des enquêtes d’opinion. Je vous invite à consulter le projet sur le lien suivant: http://electoraldemocracy.com/.